repenser le travail par la coopération, l’exemple des collaborations des jardins de Cocagne

Le réseau Cocagne entame une série de réflexions des modèles coopératifs qu’il a contribué à créer avec des organisations économiques, notamment paysannes. Le travail de coopération est en effet porteur d’une autre conception - solidariste - de l’économie.

Notre entrepreneuriat social: LIberté individuelle et force du collectif

Le 17 octobre 2019, nous réunirons le laboratoire du LEMNA et du GRAMEN pour présenter l’ouvrage : “Liberté individuelle et force du collectif ; le projet bio Loire océan”, éditions du Croquant, janvier 2019.

Ce livre répond à une demande récurrente des acteurs de la bio en France. Depuis quelques années, Chez les profession- nels des filières agroalimentaires, les questions souvent posées, particulièrement dans le monde du bio et du commerce équitable local, sont : « On voit bien qu'il faut qu'on travaille collectivement, mais comment s'y prendre ? Comment enga- ger réellement les uns et les autres ? Quelle organisation mettre en place ? Quel statut juridique adopter ? Faut-il acquérir nos propres infrastructures logistiques ? » Ce livre se veut une contribution à ce débat, partant du principe que la pluralité des situations conduit à une pluralité de réponses possibles et qu'aucune forme d'organisation ne se révèle préférable dans l'absolu. Les projets des acteurs, leurs attachements, les contingences productives, territoriales, politiques, écologiques sont toujours uniques et nécessitent de penser une organisation dédiée, spécifique. Il reste qu'à partir des expériences menées il existe de bonnes questions à se poser, des idées à retenir (et parfois des erreurs à éviter). Le cas BLO peut y contribuer, sans prétendre apporter de solutions toutes faites, pourtant désirées par les décideurs et parfois prodiguées par les cabinets de conseil.

Mobiliser les sciences de gestion pour réussir la transition écologique

A lire également sur cette thématique, l’article consacré au denier livre de Philippe Eynaud: “solidarité et organisation, penser une autre gestion.”, éditions Erès. Une référence appuyée à Karl Polanyi pour réhabiliter une vision solidariste de l’économie contre une vision marchandisée, calculatrice, amorale, qui transmets sa technologie invisible au travers de process de management et de gestion au sein d’associations qui ne relèvent pas de la même nature.

il y a là, selon Guerreiro Ramos, une faute de pensée à rabaisser l’homme à un être qui calcule. Cela bloque en effet sa capacité à distinguer le vice de la vertu. (…) En visibilisant les organisations associatives, communautaires, familiales, il est possible de revaloriser le travail désintéressé qui est le propre des acteurs associatifs, des passionnés, des amateurs, des bricoleurs et de tous ceux qui participent d’un nouvel âge du « faire » (mouvement des makers) et d’un partage des communs.

En écoute sur le site de France Culture: https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser/matieres-a-penser-emission-du-lundi-20-mai-2019